Fumer, cette action sociale qui coûte cher aux entreprises

jeudi, novembre 2, 2017 @ 05:11
Patrick

Il y a quelques années, on pouvait encore fumer à la machine à café, avec les non fumeurs. Une pause clope pouvait être prise en même temps qu’une simple pause, comme le faisaient les non fumeurs.

Afin de protéger les non fumeurs (et les anciens toxicomanes de la clope), le législateur a décidé un peu partout dans le monde dont en France que les fumeurs ne devaient plus intoxiquer ceux qui ne le veulent pas. Les pauses clopes, quand elles sont autorisées, se passent dans une pièce ventilée spécialement aménagée à cet effet ou dehors. En général devant l’entrée des immeubles et des magasins histoire de faire un sas de fumée pour quand même empester les non fumeurs.

Le hic, c’est que ces pauses fréquentes dans la journée ne se font plus à proximité du poste de travail et que par conséquent un fumeur travaille moins qu’un non fumeur pour le même temps de travail officiel. Les non fumeurs font moins de pauses que leurs collègues.

Une certaine grogne commence à se propager dans les entreprises. C’est au Japon qu’une entreprise de 120 salariés dont plus du tiers fument a lancé un programme d’incitation à l’arrêt de la cigarette.

Plutôt que de pénaliser les fumeurs, les dirigeants de l’entreprises ont voulu encourager le personnel à ne pas fumer en offrant 6 jours de congés de plus par an. C’est à mon sens une bonne idée pour marquer les esprits, mais en guise de prévention du tabagisme je suis plus circonspect.

Ceci dit, ça a l’air de fonctionner puisque certains salariés auraient décidé d’arrêter de fumer grâce à cet avantage en nature.

Alors, en France, qui lancera les avantages aux non fumeurs, non drogués, non spectateurs de certaines émissions de télé durant leurs heures de travail ?

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