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Et hop, 6% d’augmentation sur les cigarettes !
Le tabac est-il une drogue ?
C’est un sujet à controverse. Pour les jeunes fumeurs, ce n’est pas une drogue. Généralement, ils sont convaincus qu’ils peuvent arrêter quand ils veulent, sauf qu’ils n’arrêtent jamais. Pour les adultes, certes, cela y ressemble, mais puisqu’il est en vente libre, ce n’est pas une drogue non plus. Enfin, selon les connaissances actuelles sur le sujet, nous pouvons affirmer sans mentir que le tabac est une drogue dure identique au crack. Il suffit, en effet, d’une taffe pour ressentir les effets de la dépendance. Immédiatement, la nicotine fait son effet, et presque aussitôt elle est évacuée par l’organisme, ce qui donne envie de fumer plus.
Pourquoi le tabac est-il dangereux ?
La dépendance à la nicotine est instantanée. Le vrai fumeur ne peut pas vivre sans ses 40 cigarettes par jours. C’est la dose qui lui convient pour tenir une journée. La pire des dépendances, car parfois, le fumeur fume sans s’en rendre compte. À peine a-t-il fini une cigarette qu’il en allume une autre. Il ne fume plus pour le plaisir, si tant est que cela lui soit arrivé un jour, mais il fume pour combler un manque toujours plus grand.
Le plus grave reste bien entendu les agents de textures contenus dans le tabac. Non seulement ils sont dangereux pour la santé, mais en plus ils sont parfois employés pour forcer l’accoutumance. Les cigarettes au Menthol en sont la preuve évidente. Il existe même des textures chocolatées, etc. Comme une drogue, le tabac tue. Les poisons qu’il contient, comme les goudrons, les phénols, le benzopyrène, etc. sont cancérigènes. On recense plus de 4000 substances toxiques dans une cigarette.
Toutes ces molécules chimiques tuent !
Il ne fait donc aucun doute que les cigarettes sont une drogue puissante. Il n’y a qu’à regarder les chiffres alarmants de personnes qui meurent chaque année des causes directes du tabac. L’héroïne, la cocaïne et l’herbe en tuent beaucoup moins. Cela ne veut pas dire qu’il faut consommer de la cocaïne ou aucune de ces drogues que je viens de nommer. Mais la comparaison doit éveiller les consciences et faire bouger les mentalités. Il est urgent d’agir pour nos enfants. Ils ont besoin d’être en bonne santé pour vivre leur vie, et nous sommes les garants du monde dans lequel ils évoluent.
Les principaux effets du tabac
Les effets du tabac sont attribuables à trois substances distinctes, toutes inclues dans une seule cigarette : la nicotine, le goudron et l’oxyde de carbone. D’autres substances toxiques sont présentes dans la cigarette, qui accentuent encore les effets du tabac liés à ces trois substances.
Parmi les effets du tabac les plus notoires, la nicotine est responsable de la dépendance au tabac. Des études ont montré qu’elle avait un effet légèrement anxiolytique et anti-douleur. Le plaisir qu’elle apporte au fumeur est également rapidement intégré par l’organisme comme un besoin. Même si les effets du tabac liés à la nicotine ne sont pas les plus dangereux, cette substance est grandement responsable de la difficulté du sevrage.
Les effets du tabac ne s’arrêtent malheureusement pas là. Avec l’oxyde de carbone, le fumeur se voit affecté d’un essoufflement rapide au moindre effort, ce qui est handicapant au quotidien. Bonne nouvelle tout de même : les effets provoqués par l’oxyde de carbone sont les plus rapides à disparaître, puisqu’une journée de sevrage suffit à l’organisme pour s’en débarrasser.
Les effets du tabacs les plus ravageurs sont causés par le goudron. On estime qu’un fumeur consommant un paquet de cigarette par jour absorbe l’équivalent d’une pleine tasse de goudron. Pernicieux, le goudron se fixe immédiatement dans l’organisme, notamment sur les muqueuses des voies respiratoires et digestives, mais l’addition ne se paient que beaucoup plus tard – trop tard… Les effets du tabac liés au goudron sont les bronchites chroniques, les cancers (poumons, vessie, bouche, gorge, utérus, pancréas) et les maladies cardio-vasculaires.
La vraie dépendance à la nicotine !
Tous les paquets de cigarettes mentionnent le taux de nicotine présent dans le tabac, c’est ce qui a permis une action marketing encore plus judicieuse pour assurer la vente de cigarettes. On a grâce à cela, inventé la cigarette light ! À quand la cigarette zéro ?
Tout ce qui est dit sur la nicotine est vrai en règle générale, comme lorsque l’on parle de la dépendance qu’elle entraîne. Pourtant, on reviendra sur certains points qui semblent ne pas être tout à fait exacts.
La nicotine s’adapte formidablement dans notre organisme à cause de sa ressemblance avec une substance naturelle qui est l’acétylcholine. Quand on inhale la fumée de cigarette, la nicotine vient se loger partout où normalement l’autre molécule vient habituellement se loger. L’acétylcholine régule le rythme cardiaque et la tension artérielle, c’est pourquoi la nicotine lorsqu’elle prend la place de cette substance naturelle occasionne une augmentation du rythme cardiaque et de la tension artérielle ; son action n’est pas la même.
Les propriétés psychoactives de la nicotine sont les suivantes : sensation de plaisir, stimulation intellectuelle, réducteur de stress et effet coupe-faim.
La vérité vraie sur la nicotine à présent. Est-elle à ce point responsable de la dépendance ? Certes, aujourd’hui, c’est parfaitement démontré scientifiquement, néanmoins, on peut s’en défaire assez facilement, car la vraie dépendance est psychologique, bien plus que la dépendance physique.
Le deuxième point qu’il convient d’éclaircir, c’est de savoir si la nicotine est réellement responsable des cancers de la cigarette. La nicotine n’est absolument pas cancérigène, toutefois, son absorption pourrait favoriser la progression du cancer et donc des métastases chez un individu malade.
Il existe une affiche sur laquelle figure une cigarette et tous les composés cancérigènes qu’elle contient, comme l’acétaldéhyde, le pyrène, le polonium 110, la naphtylamine, etc. Cette affiche nous informe sur les molécules responsables du cancer du fumeur. Vous pourrez la trouver chez certains médecins qui la tiennent accrochée dans leur salle d’attente, sinon on la trouve dans certains hôpitaux.
Les chamans d’Amérique du Sud utilisent un tabac qu’ils appellent le Mapacho, il contient vingt fois plus de nicotine. Il est employé comme répulsif, mais aussi dans certains rituels pour chasser les mauvaises énergies. Ce tabac semble avoir des vertus pour la santé, mais le secret continu d’être bien gardé. Néanmoins, récemment, sur le net, j’ai pu observer qu’une équipe de chercheur était sur le point de découvrir que la nicotine pourrait venir en aide aux malades d’Alzheimer et de Parkinson.
Est-ce que la cigarette déstresse ?
Beaucoup de personnes prétendent que fumer aide à mieux supporter leurs problèmes. Quand ils sont en période de crise, ils vous jurent par tous les dieux qu’une bonne cigarette suffirait à les calmer ou les rendre plus zen. On peut se demander quel agent de texture présent dans la cigarette a ce pouvoir de générer un sentiment si proche de l’extase qu’on en oublie les effets néfastes.
À l’instant où j’écris cet article, je me trouve sur une terrasse de café, et une jeune fille, sans doute encore mineure, accompagnée de sa mère, se lève pour demander une cigarette à un parfait inconnu. Elle est obligée de s’excuser et de se justifier pour obtenir son clou de cercueil. Enfin, maintenant qu’elle l’a eu, elle vient s’assoir à nouveau auprès de sa mère et clope comme un pompier. Quand elle a presque fini, elle en laisse deux ou trois taffes pour sa mère.
J’ai beau essayer de comprendre, je n’arrive pas à voir en quoi cette situation peut générer du calme. En fait, cette fille est en état de manque, et elle a dû trouver une astuce pour pouvoir fumer sa cigarette. J’imagine le stress qu’il lui a fallu affronter pour quémander sa drogue. Le plus drôle dans tout ça, c’est qu’en ce moment même, la mère et la fille se disputent. Loin de trouver le calme, elles ont une conversation plutôt tendue. Franchement, j’ai du mal à croire que la cigarette procure la paix ou une sorte de bien-être.
Si l’on en revient aux agents de textures que contient la cigarette, on est encore loin d’imaginer que ces produits calment. Tous sont extrêmement toxiques. Ils irritent la gorge, rendent léthargique et affaiblissent le corps et l’esprit.
Même la nicotine, qui devrait être la seule drogue capable de fournir cette sensation proche de l’extase, s’évacue de l’organisme en moins de temps qu’on le croit. Résultat : le fumeur reste le plus souvent avec une sensation de vide et d’état de manque qu’autre chose synonyme de satisfaction.
À moins que le fumeur se convainque de cette imposture, il n’y a qu’eux pour tomber dans le panneau. Un non-fumeur n’aurait absolument aucun de ses inconvénients. Jamais il ne prendra le risque de se mettre dans cette situation où il doit faire l’aumône, à moins d’être pauvre pour de bon et d’avoir faim. Mais dans ce cas, si vous me permettez une légère critique, il n’en sera pas ridiculisé.
Dire stop à la cigarette
Santé, finance, environnement, législation : de plus en plus de facteurs incitent les fumeurs à dire stop à la cigarette. Si, vous aussi, vous avez envie de dire stop à la cigarette, voici quelques conseils pour optimiser vos chances de réussites.
Opposer un stop à la cigarette trop radical peut être source d’échec : ne soyez pas trop exigeant avec vous-même, et, puisque vous avez décidé de prendre soin de vous-même et de votre santé en arrêtant le tabac, ne commencez pas à vous brutaliser vous-même. L’arrêt de la cigarette d’un seul coup et sans aucun substitut ni suivi médical ou psychologique réussit peut-être à certains, mais il existe des manières beaucoup plus douces de dire stop à la cigarette, qui augmentent les chances de réussite au fil du temps sans avoir à souffrir trop.
Souvent, les patchs constituent le traitement de base pour un arrêt efficace. Ils ne règlent bien sûr pas tous les problèmes, puisque leur rôle consiste uniquement à limiter l’état de manque de l’organisme en lui fournissant une dose de nicotine à peu près équivalente à ce à quoi il était habitué. En revanche, le patch laisse au fumeur le soin de régler lui-même sa dépendance psychologique et comportementale : et voilà qui est déjà bien suffisant, dans un premier temps, pour dire stop à la cigarette.
Outre le patch, d’autres traitements peuvent être mis en oeuvre, seuls ou en complément. Champix et Zyban sont des traitements médicamenteux qui permettent de limiter le stress et l’anxiété liés à l’arrêt du tabac, tout en minimisant le plaisir ressenti en fumant. D’autres méthodes, naturelles cette fois-ci, obtiennent des résultats similaires et sont utiles pour dire stop à la cigarette : l’homéopathie, l’acupuncture, le subliminal, l’hypnose, le suivi psychologique ou le laser.
Attention, ne fumez jamais avec un patch ! Et si vous décidez d’utiliser des médicaments ou autres produits vendus spécifiquement pour arrêter la cigarette, demandez toujours conseil à votre médecin ou à votre pharmacien. Certaines interactions peuvent être dangereuses si vous avez un autre traitement ou des antécédents médicaux spécifiques.
Beaucoup de fumeurs veulent arrêter la cigarette !
Chaque année, de nombreux fumeurs tentent d’arrêter la cigarette. Parfois couronnée de succès, souvent rendue difficile par des rechutes, l’entreprise est toujours positive. Même si les premiers essais pour arrêter la cigarette ne sont pas immédiatement rentabilisés par un arrêt définitif, chaque tentative est un petit pas vers le sevrage.
Arrêter la cigarette, c’est à la fois réussir à se dégager du phénomène de dépendance physique, mais aussi parvenir à dépasser la dépendance psychologique et comportementale. Pour beaucoup, le geste de fumer a été mis en place pendant des années, voire des décennies.
Pour arrêter la cigarette, on met souvent en avant la nécessité d’une grande motivation ainsi que d’une volonté inébranlable. Bien que ces considérations soient pleines de bon sens, elles peuvent être culpabilisantes pour le fumeur qui « craque » au cours de son traitement. Il faudrait donc adjoindre à ces deux qualités nécessaires pour arrêter la cigarette, une bonne dose d’indulgence pour soi-même : chaque tentative pour arrêter de fumer permet de débroussailler la voie pour la prochaine fois et, lorsqu’on sait qu’on a été capable de stopper sa consommation pendant une semaine, la prochaine tentative consistera à mettre la barre un peu plus haut.
Les fumeurs qui ont déjà tenté plusieurs fois d’arrêter la cigarette sans parvenir à « tenir » plus de quelques semaines ou mois ont tout intérêt à opter pour un suivi médical et, éventuellement, psychologique au cours de leur sevrage. Une consultation chez un tabacologue devrait leur permettre de trouver des solutions adaptées à leur profil et arrêter la cigarette avec succès.