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Les bienfaits de l’arrêt du tabac
Si le bienfait de l’arrêt du tabac est une idée communément admise, en quoi consiste-t-il exactement ? Pour vous convaincre d’entamer un sevrage ou pour vous conforter dans votre décision, voici quelques chiffres du bienfait de l’arrêt du tabac particulièrement éloquents.
Le premier bienfait de l’arrêt du tabac se mesure dès le premier jour de sevrage : le monoxyde de carbone contenu dans le corps est éliminé au bout d’une dizaine d’heures. Premier bienfait de l’arrêt du tabac, le retour à la normale de la pression sanguine tout comme la stabilisation du rythme cardiaque peuvent s’accompagner d’une toux plus ou moins forte : l’organisme expulse !
Au bout d’une semaine, le bienfait de l’arrêt du tabac se concrétise par une meilleure qualité de vie (activité physique, goût et odorat). En 88 jours, équilibre nerveux et sommeil s’améliorent. En un mois, le bienfait de l’arrêt du tabac minore l’encombrement des bronches et la toux tandis que la voix s’éclaircit, que le souffle devient moins court et le teint plus lumineux, sans compter l’activité sexuelle qui revient à un meilleur niveau…
Le bienfait de l’arrêt du tabac se poursuit au-delà de 8 mois de sevrage, avec un poids stabilisé et une meilleure santé physique globale. Un an plus tard, le risque de maladie du coeur diminue de moitié. Au bout de 8 ans, le risque d’infarctus du myocarde est le même que chez un non-fumeur, et, après 8 ans de sevrage, les cancers de la bouche, de la gorge, de l’oesophage, du pancréas et de la vessie sont deux fois moins élevés. En 80 ans, le bienfait de l’arrêt du tabac permet de faire baisser de moitié le risque de cancer du poumon, qui revient à la même probabilité que pour un non-fumeur au bout de 88 ans.
Arrêter de fumer sans grossir, c’est possible !
Et oui, arrêter de fumer prendre de poids est possible… à condition de prendre quelques précautions ! Voici donc quelques conseils pour réussir à arrêter de fumer sans grossir pour autant.
Pour parvenir à arrêter de fumer sans grossir, il faut commencer par comprendre les causes exactes de la prise de poids en lien avec le sevrage du tabac. Plusieurs facteurs contribuent en effet à la prise de poids. Tout d’abord, la cigarette a une vertu coupe-faim qui pousse les fumeurs à manger moins que les non fumeurs : arrêter de fumer sans grossir, c’est donc trouver des palliatifs aux petites fringales qui trouvaient auparavant un remède dans la cigarette (un verre d’eau, une pomme, un petit-déjeuner consistant).
Pour arrêter de fumer sans grossir, il faut également prendre conscience que fumer induit une dépense calorique. Ainsi, une personne fumant 80 cigarettes par jour perd autant de calories que celles contenues dans une barre chocolatée ! Donc, pour arrêter de fumer sans grossir, il faut impérativement prévoir un minimum d’exercice physique en compensation de la cigarette, par exemple, reprendre le jogging, ou, moins éprouvant au début, pratiquer la marche à pied en toute occasion.
Arrêter de fumer sans grossir est également possible si l’on se place dans l’optique d’une meilleure hygiène de vie. L’arrêt du tabac doit alors être considéré, certes comme une épreuve, mais aussi comme une manière de prendre soin de soi. C’est une excellente occasion pour réapprendre à « manger sain »… d’autant plus que, progressivement, le goût et l’odorat vont revenir, permettant de redécouvrir la saveur des mets les plus simples : légumes vapeur arrosés d’une goutte d’huile d’olive, viandes grillés et fruits seront de délicieux alliés pour arrêter de fumer sans grossir.
Quand décider d’arrêter de fumer ?
Ce sujet est sans doute le plus douloureux pour les fumeurs. Ils sont constamment en train de repousser ce moment comme la mort, alors que c’est le moyen le plus sûr de s’assurer une mort prochaine assez rapprochée.
N’est-ce pas paradoxal ?
Ce qui est extraordinaire, c’est de voir avec quelle insistance et quels arguments le fumeur prétexte qu’il ne peut décider d’arrêter au plus vite. En effet, selon lui, tout s’y oppose. En ce moment par exemple, il est stressé. Peut-être vient-il de perdre son emploi ? Mais la situation peut se présenter d’une tout autre manière ; il vient de trouver un emploi. Dans les deux cas, il va lui falloir affronter un stress si intense qu’il préfère reporter sa décision.
Quand enfin il se sent bien, l’idée d’arrêter de fumer a disparu, envolée comme la fumée de sa cigarette. Et puis, à quoi bon vouloir arrêter ? Pourquoi s’infliger un stress si important quand enfin tout semble aller bien dans sa vie ? Quelle idée aurait-il de s’infliger un tel enfer ? Devoir contrôler son addiction au moment même où il goûte au parfait bonheur.
À entendre les fumeurs, aucun moment n’a été fait pour cesser de fumer. Alors, posons la question à l’envers. Existe-t-il un moment propice pour commencer à fumer ? Pourquoi cette idée d’arrêter inquiète-t-elle tellement le fumeur ?
En fait, que risque le fumeur à écraser pour la dernière fois et de manière définitive sa cigarette ?
Qu’est-ce qu’il y a de plus terrible que de passer sa vie à avoir envie de s’arrêter et de s’en sentir incapable ? En effet, qu’est-ce qui est plus grave que de risquer de développer un cancer du poumon, de la gorge ou d’ailleurs ? Le fumeur risquerait-il d’aller mieux, de ne plus se plaindre de maux de tête, de toux récalcitrante ? Est-ce si difficile de se sentir bien dans sa peau, de ne plus se sentir esclave et de se savoir en bonne santé ?
Le moment pour s’arrêter de fumer doit-il tomber du ciel ou doit-il être le même que lorsqu’on commence à fumer ? C’est-à-dire, un moment que l’on décide et non un moment qui s’impose. Alors, pourquoi ne décideriez-vous pas maintenant d’arrêter de fumer ? Pensez que le seul risque possible, c’est que vous alliez mieux !
Ai-je vraiment plaisir à fumer ?
En tant qu’ancien fumeur, je me suis laissé persuader que le plaisir se trouvait dans le fait d’inhaler la fumée et de la sortir par le nez. J’arrivais à me convaincre du plaisir de cette bouffée de fumée qui envahissait mes poumons. J’en été tellement convaincu que j’attribuais mes maux de tête ou mes maux de gorge à un courant d’air, une journée de travail stressante ou n’importe quoi d’autre qui ne soit pas la cigarette. Je devais absolument m’en persuader.
Puisque j’habitais à Nancy, dans le nord-est de la France, je pouvais imputer au climat mes rhumes, mes bronchites, mes toux matinales…
Même après un week-end de fêtes entre amis où la consommation de tabac avait fini par détruire mes bronches et irriter ma gorge au point d’être aphone ne m’arrêtait pas de fumer. C’était insensé. Je pouvais continuer de me mentir et d’affliger à mon organisme au point de les rendre malades.
Jamais, du temps que j’étais fumeur, je ne me suis posé la question de savoir si j’éprouvais du plaisir à fumer, car je pense qu’il m’aurait fallu être honnête envers moi et que j’en étais tout simplement incapable.
C’est aujourd’hui que je suis devenu libre de cet esclavage que je peux prendre en considération le sens qu’on attribue au plaisir. Ça n’est que maintenant que je n’associe plus le plaisir à la destruction.
Tout en moi rejette la fumée de cigarette : l’odeur, l’opacité de cette fumée qui voile l’espace dans lequel on se trouve.
Les fumeurs reconnaissent eux-mêmes combien l’odeur du tabac froid est insupportable. La mauvaise haleine, les vêtements qui sentent mauvais, le bout des doigts qui deviennent bruns. Mais le plus dramatique, ce sont les effets indésirables qui surviennent dès la première cigarette et surtout à la première cigarette : vomissement, étouffement, quinte de toux, maux de tête…
On pourrait établir une liste et se concentrer sur chacun d’eux pour voir comment ils évoluent dans la vie du fumeur. Je ne vois vraiment pas comment l’on peut admettre que de fumer une cigarette engendre du plaisir. Encore une fois, je pense que seul le fumeur se convainque de cette idée fausse, mais il faut être un ancien fumeur pour se rendre compte que le plaisir commence dès lors qu’on a arrêté définitivement de fumer.